Tahar Ben Jelloun nous livre ici le récit de douze années de rencontres avec Jean Genet. En 1974, l'homme n'a plus grand-chose en commun avec l'écrivain-voleur mythique, saint et martyr. Il a coupé les ponts avec Sartre et Cocteau et se passionne pour les luttes révolutionnaires les plus contemporaines : Zengakuren japonais, Black Panthers américains, cause palestinienne. Les années qui suivent sont marquées par des doutes et une fragilité dont Tahar Ben Jelloun est aussi le témoin. Genet est un homme gravement malade qui met ses dernières forces dans l'écriture d'Un captif amoureux. Les fulgurances des conversations et les nombreuses anecdotes que recèlent ces souvenirs jettent un jour nouveau sur un écrivain souvent mal compris. On y retrouve aussi toute la force et l'urgence des débats politiques et intellectuels du tournant des années quatre-vingt.
AUTOR/A
BEN JELLOUN, TAHAR
Nacido en Fez en 1944, estudió filosofía en Rabat. Publicó en París su primera novela Harrouda, creando una gran expectativa por su obra posterior. En 1975 presentó en París una tesis en psiquiatría social que le proporciona la materia de dos de sus obras mayores: un ensayo titulado La más alta soledad (1977), donde resume con gran belleza la soledad afectiva del emigrado, y una obra de ficción, La reclusión solitaria (1976) a partir de la que Michel Raffaëlli realizó una adaptación teatral presentada en el festival de Avignon bajo el título Crónica de una soledad. Desde entonces no ha parado de publicar novelas que tienen como denominador común la cuestión de la identidad y el papel del escritor. Recibió el Premio Goncourt en 1987 por su novela La noche sagrada.





